Le journal · Risque
Affichage interrompu : le permis reste attaquable
Le délai de deux mois court à compter du premier jour d’une période continue d’affichage. Un panneau retiré, masqué ou incomplet remet le compteur à zéro.
C’est le point que la plupart des maîtres d’ouvrage découvrent trop tard : l’affichage n’est pas une formalité de plus, c’est ce qui déclenche le délai au terme duquel le permis devient inattaquable.
Continu, et pendant deux mois
L’article R. 600-2 du code de l’urbanisme fait courir le délai de recours des tiers à compter du premier jour d’une période continue de deux mois d’affichage sur le terrain. Le mot qui compte est « continue » : un panneau tombé pendant trois semaines, c’est une période qui recommence.
Panneau absent, masqué par la végétation, illisible, incomplet ou retiré trop tôt : le délai ne court pas, et le permis reste contestable.
Ce qui rend un affichage inattaquable
- Un panneau rectangulaire d’au moins 80 centimètres de côté, visible depuis la voie publique.
- Toutes les mentions du formulaire réglementaire, y compris le bloc rappelant le droit de recours.
- Une pose continue, vérifiée : beaucoup de bénéficiaires font constater l’affichage par un commissaire de justice, en plusieurs passages.
Le constat n’est pas obligatoire, mais c’est la preuve la plus simple à produire le jour où quelqu’un soutient que le panneau n’était pas là.
Cet article résume ; les textes cités restent la référence.
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